Utilisation d'un organisme modèle pour la biosurveillance de la contamination des eaux douces régionales par la NeuroToxine BMAA, potentiellement impliquée dans les pathologies humaines neuro-dégénératives.

Début
octobre 2015
Soutenance
février 2019
Doctorant
Alexandra LEPOUTRE
Directeur(s) de thèse Alain GEFFARD
Encadrant(s)
Résumé

L'eutrophisation des écosystèmes aquatiques en lien avec les apports de nutriments dans les bassins versants agricoles, associée au réchauffement climatique, entraîne des proliférations de cyanobactéries de plus en plus fréquentes à l'échelle mondiale. Ces organismes photosynthétiques produisent des endotoxines (dermatotoxines, hépatotoxines et neurotoxines) qui constituent un réel danger pour les organismes cibles dont l'Homme. Ainsi la surveillance des cyanobactéries dans les eaux de surface constitue un enjeu majeur pour les autorités sanitaires. Ce sujet a pour objectif d'évaluer la pertinence des bivalves dulcicoles Dreissena polymorpha et Anodonta sp. comme outil de biosurveillance de la contamination en cyanotoxines de la famille des microcystines et de la neurotoxine BMAA, des milieux aquatiques. Plusieurs critères sont nécessaires afin de valider l'utilisation des bivalves en biosurveillance environnementale. En effet, ceux-ci doivent, entre autre, pouvoir résister à une contamination du milieu par des cyanotoxines, et accumuler ces toxines de manière relativement proportionnelle aux concentrations présentes dans la colonne d'eau. Ainsi, il apparaît important de développer une approche expérimentale afin de définir plus précisément le lien entre la charge en cyanotoxines dans le milieu et i) les cinétiques de bioaccumulation et de détoxification de cyanotoxines chez les organismes bioindicateurs et ii) les effets induits chez ces derniers (e.g., immunotoxicité, genotoxicité, réponse au stress oxydant), ceci à différentes concentrations d'exposition aux cyanobactéries incluant la définition des seuils limites minimal et maximal. La caractérisation de l'impact des cyanotoxines chez ces bivalves via la mesure de biomarqueurs d'effets permettra de conforter ou non, l'utilisation de ces organismes pour la biosurveillance de cyanotoxines en milieu aquatique. Une approche environnementale, qui consistera à encager les bivalves dans des zones sujettes à des contaminations par des cyanobactéries, servira à évaluer les capacités de bioaccumulation des organismes soumis aux variations naturelles des conditions physico-chimiques et de disponibilité des ressources trophiques du milieu.

Espèces modèles
Modèle biologique