Utilisation de poissons zèbres génétiquement modifiés pour l'étude des mécanismes et des effets des perturbateurs endocriniens

Début
novembre 2017
Soutenance
décembre 2020
Doctorant
Julie DE OLIVEIRA
Directeur(s) de thèse Xavier COUSIN (INRAE)
Encadrant(s)
École doctorale
Résumé

Durant les vingt dernières années, la communauté scientifique s’est beaucoup intéressée aux altérations du fonctionnement du système endocrinien des organismes suite à l’exposition à des produits chimiques appelés perturbateurs endocriniens (PE). De nombreuses études ont montré des effets délétères des PE sur les capacités reproductives de la faune sauvage (invertébrés, poissons, oiseaux, reptiles), d’animaux d’élevage ainsi que de l’Homme. Face aux risques liés à l’exposition des organismes aux PE, il est nécessaire de développer des tests aptes à rendre compte du potentiel PE des substances chimiques. Dans ce contexte, les poissons génétiquement modifiés constituent des outils biologiques pertinents, utiles et pratiques à la fois pour (i) la détection des PE tout en réduisant le nombre d’animaux et le coût des analyses (poissons zèbres transgéniques, i.e. exprimant des gènes rapporteurs fluorescents sous le contrôle de promoteurs de gènes cibles des PE) ; (ii) l’élucidation des mécanismes impliqués dans les effets des PE (poissons zèbres Knock-Out, i.e. poissons pour lesquels le gène d’intérêt a été inactivé). Ce travail de thèse vise à améliorer les tests de détection des PE à l’aide de modèles de poissons zèbres transgéniques et de la mesure de gènes cibles d’intérêt (gènes cibles de l’axe Hypothalamus-Hypophyse-Foie-Gonade) via l’expression de la GFP, mais également à augmenter la pertinence toxicologique de ces tests via l’acquisition de nouvelles données mécanistiques/physiologiques (notamment à l’aide des modèles de poissons zèbres KO). De manière plus générale, la thèse devrait permettre de définir les limites de l’ensemble de ces modèles biologiques pour la détection des PE et leur apport pour les stratégies de tests ; ainsi qu’une meilleure interprétation toxicologique des données pouvant être utile pour la prédiction des effets des PE (notamment par le biais des Adverse Outcome Pathways (AOPs)).

Espèces modèles
Modèle biologique