PROOFS

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Occurrence et effets de ligands environnementaux du récepteur à la progestérone sur la reproduction et le neuro-développement
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Résumé

PROOFS souhaite aborder, par des approches complémentaires et novatrices, la question de l’occurrence des progestagènes dans le milieu aquatique et leurs effets potentiels chez les poissons. Ces données sont nécessaires afin d’évaluer correctement les dangers et les risques environnementaux de ces polluants aquatiques émergents.

Projet général

Durant ces deux dernières décennies, un nombre important de travaux ont portés sur les risques environnementaux liés aux estrogènes naturels et de synthèse. Au contraire, très peu de travaux se sont attachés à étudier les effets d’autres composés stéroïdiens dont la progestérone et les progestagènes. Il en résulte un manque significatif de données pour caractériser et évaluer les dangers et les risques environnementaux de ces composés chimiques. Pour autant, des données récentes montrent que les progestagènes contaminent le milieu aquatique à des concentrations qui sont capables d’affecter la reproduction des poissons. En effet la progestérone et les progestagènes de synthèse utilisés comme contraceptifs sont présents dans les effluents de station d’épuration ainsi que dans les eaux de surface à des concentrations faibles de l’ordre du ng/L mais qui excèdent souvent celles des œstrogènes. La progestérone et ses dérivées sont des hormones stéroïdiennes qui jouent un rôle fondamental dans des fonctions physiologiques clés chez les mâles et les femelles puisqu’elles sont directement impliqués dans la stimulation de la spermiation et la motilité spermatique, dans la stimulation de la maturation ovocytaire et l’ovulation chez les femelles ainsi que dans l’initiation de la méiose dans les deux sexes. Il existe aussi des données qui montrent que la progestérone et ses dérivées sont des neuro-stéroïdes majeurs qui sont produits dans le cerveau lui-même. A ce niveau, les récepteurs nucléaires et membranaires de la progestérone sont fortement exprimés notamment dans les cellules gliales qui sont des cellules souches progénitrices de nouveaux neurones suuggérant que les cellules gliales radiaires sont des cibles potentielles des progestagènes présents dans l’environnement. Ainsi, le consortium PROOFS souhaite aborder, par des approches complémentaires et novatrices, la question de l’occurrence des progestagènes dans le milieu aquatique et leurs effets potentiels chez les poissons. Ces données sont nécessaires afin d’évaluer correctement les dangers et les risques environnementaux de ces polluants aquatiques émergents.

Contribution de SEBIO dans le programme

+ Nathalie HINFRAY, Sélim AÏT-AÏSSA

Site de référence du programme
Financements
ANR
Envergure
Coordinateur du programme
François Brion (SEBIO, INERIS)
Modèle biologique
Espèces modèles